On constate que les pays de la zone Europe et les Etats-Unis ont cumulé une dette résultant des différentes crises passées. En parallèle, on perçoit des signaux de prémisse de retour d’inflation, scénario qui faciliterait le recouvrement de la dette.
De ce fait, les banques centrales devraient continuer d’augmenter leurs taux directeurs.
Comment se prémunir du retour de l’inflation et de la hausse des taux?
L’inflation est repartie. On constate une augmentation de 2,6% à 5% de la zone euro à la Grande-Bretagne.
Cette nouvelle donne va profiter à certains placements plus qu’à d’autres. Voici un tour d’horizon des répercutions de l’inflation sur différents investissements.
L’immobilier pourrait être décrit comme le placement anti-inflation par excellence. La répercution de l’inflation se fait encore moins sentir si l’investisseur a emprunté pour acheter. En effet alors que la mensualité du crédit est constante, les revenus augmentent.
De plus, étant un actif réel, la valeur du bien peut suivre ou augmenter plus que celle-ci.
L’obligations est le placement le plus pénalisé par l’inflation. En effet, le capital de l’obligation se voit dévalorisé.
L’investisseur se verra donc rembourser certes la même comme mais avec cette dernière il n’aura pas le même pouvoir d’achat.
Les seules obligations pour lesquelles la répercussion soit atténuée sont les obligations indexées sur l’inflation. La hausse des taux ou de l’inflation est compensée.
Les placements monétaires sont mieux adaptés car ils sont indexés sur les taux directeurs des banques centrales. Le taux servi évolue avec les taux d’intérêt à court terme. Si ces derniers augmentent alors la rémunération augmente également.
S’agissant de l’assurance-vie, les fonds en euros étant investis majoritairement en obligations, en cas d’augmentation des taux et de l’inflation, le rendement diminuera.
Si la hausse des taux d’intérêt est progressive, les gestionnaires de fonds disposeront des outils pour gérer ce retournement. Sinon, il faudra s’attendre à une dégradation de leurs rendements.
Sur le marché des actions on considère que l’inflation, jusqu’à 4%, est plutôt bénéfique.
Des sociétés profitent d’avantage que d’autres de l’inflation. Celles qui ont la capacité de répercuter la hausse de leurs coûts dans leurs prix notamment.
Depuis dix ans, la hausse des matières premières résulte d’une accélération de la demande industrielle des pays émergents. Leur poids dans la demande totale est passé de 33% en 1995 à 47% aujourd’hui.
A cela s’ajouter une croissance de la demande liée à l’augmentation de la population et à la diminution des ressources.
Afin de profiter de ces hausses, certains gérants recommandent d’investir sur les matières premières. Etant des actifs réels, leurs prix répercutent l’inflation.
Actif réel lui aussi, l’or évolue parallèlement à la hausse des prix et est de plus considéré comme une valeur refuge.
Ces préconisations sont à prendre en compte à moyen terme. L’inflation paraît inévitable compte tenu des niveaux des dettes souveraines mais elle n’est pas encore effective.
Les investisseurs et épargnants ont encore quelques temps pour adapter leur patrimoine.
