Acheter une obligation revient à acheter une part d´un emprunt émis par l´État, une entreprise ou un organisme public. Elle a une durée et une valeur nominale prédéfinies, qui sont utilisées pour calculer les intérêts que vous percevrez. A l’échéance du titre, l’émetteur vous remboursera le capital initialement investi. Vous récupérerez votre mise initiale : sauf faillite de l’émetteur, le capital est garanti à terme.
Force est de constater l’engouement général envers les investissements dans les obligations publiques depuis plusieurs mois.
Assimilées à des valeurs refuges, les obligations d’Etat ont été depuis longtemps des placements sécurisants pour les investisseurs, les valeurs les plus sûres. Mais aujourd’hui les Etats ont été fragilisés par la crise, leur endettement s’est fortement apprécié et le risque d’impayé n’est plus tabou.
Les taux d’intérêt des obligations publiques sont proportionnels à la “qualité” du pays dans lequel on investit. Plus le pays est riche plus les taux sont faibles.
A l’heure actuelle les dettes publiques des pays occidentaux s’accumulent et la situation s’est aggravée avec les mesures prises durant la crise. Les taux d’emprunt gouvernementaux sont en baisse et cette détente s’est accélérée depuis le mois d’août.
Nous pouvons donc nous interroger sur la réelle qualité des obligations publiques, ne desservant pas de rendement (pour certains pays <2,5%) tandis que le risque systémique demeure. Voilà le paradoxe !
A contrario, les actions présentent aujourd’hui un très bon rendement lié à leur faible valorisation boursière et un dividende maintenu.
Certes, il existe un risque en capital mais le coule rendement/capital demeure plus attractif.
Les marchés financiers demeurent des marchés d’anticipation et l’économie basée sur la confiance. Un retour progressif à la croissance permettra au marché action de retrouver son attractivité.
Les prochains investissements bénéficiaires devront respecter une logique d’anticipation plutôt que conclure sur le passé.
