Altus Conseil 12 mars 2010 DossiersAJOUTER COMMENTAIRE

S’il marque le pas ces dernières semaines, le cours de l’or n’a pas moins connu en 2009 sa neuvième année consécutive d’une hausse qui l’a porté jusqu’à 1.200 $ l’once. L’année dernière a également marqué un tournant dans l’histoire du métal jaune : pour la première fois depuis 30 ans, la demande destinée à l’investissement (1.820 tonnes, + 105%) a dépassé celle de la bijouterie (1.627 t, – 23%), selon le bureau d’études GFMS.

Cet élément illustre le principal moteur de la tendance haussière que connait l’or depuis le début des années 2000 : bien qu’il n’ait plus de lien direct avec les monnaies depuis 1971, les investisseurs lui trouvent de nouveau de l’intérêt en tant que valeur-refuge – il vaudra toujours quelque chose – et comme protection contre l’inflation et les risques de dépréciation des devises que sont le dollar, l’euro, etc. Outre les pièces & lingots, le succès des ETF aurifères apparus en 2003 en témoigne : ces produits de Bourse adossés à un stock de métal entreposé dans des banques permettent de se positionner sur l’or aussi facilement qu’on achète des actions. Leur encours cumulé atteint aujourd’hui 1.800 t.

Ce chiffre se compare avec le stock d’or de la Banque de France (2.345 tonnes), le 5ème au monde devant celui de la Chine (1.054 t) qui, avec d’autres pays émergents comme l’Inde et la Russie, renforce les réserves de lingots de sa banque centrale richement dotée en dollars. Pour ses détenteurs, l’or constitue un outil de diversification patrimoniale tout en jouant aussi le rôle d’assurance financière ultime face à un monde incertain.

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